Je m'oriente

Apprendre à se connaître

Réussir son orientation, c’est d’abord cerner ce que l’on veut vraiment, ce que l’on attend des études et de la vie professionnelle. Se projeter dans l’avenir est essentiel pour faire les bons choix.

Le temps de la réflexion

Certains étudiants savent d’emblée ce qu’ils veulent à la sortie du Bac. Pressés de travailler, ils ont déjà coché les cursus courts à visée professionnelle qui leur correspondent. Mais beaucoup d’étudiants en droit hésitent ou se destinent à des carrières qui exigent des diplômes plus poussés. 

Mener de longues études est un projet qui se mûrit. Car certains choix de départ, sans toutefois conditionner la suite, peuvent vous mettre sur des rails dont il ne sera pas toujours facile de sortir. Quand vous choisissez une formation, projetez-vous quelques années plus tard : quelles portes vous ouvre-t-elle ? Suivre ce conseil vous permettra, en fin de licence, de simplifier votre cursus en intégrant peut-être le master 1 qui mènera « naturellement » au M2 de votre choix. 

Connaître ses motivations

Les cursus longs exigent une motivation sans failles.  Elle est particulièrement stable quand on s’engage dans une voie qui correspond à des envies profondes. Quelques questions simples vous aideront à mieux les cerner. 

Attention donc à ne pas baser vos choix uniquement sur les débouchés actuels d’une profession. Il vous faudra trouver un compromis entre vos désirs et la réalité du marché du travail. 

S’ouvrir sur le monde professionnel

Difficile de préciser son parcours quand on n’a pas une carrière en tête. Votre projet professionnel reste flou? Alors il est urgent de vous frotter au monde du travail via des stages, des jobs d'été, etc. Interrogez des juristes sur leur métier. Est-ce que ces réponses vous donnent envie de suivre leur voie ? 

Partez visiter un tribunal et assister à des procès.  Vous vous imprégnerez de « l’atmosphère » de la justice et pourrez observer les différents acteurs. Y a-t-il des rôles qui vous attirent ? L’éloquence de la plaidoirie, le recul du juge fait souvent rêver. Mais tout le monde n’a pas l’âme d’un magistrat ou d’un greffier.

Enfin, la première impression que l’on a d’un métier n’est pas toujours la bonne. « De nombreux étudiants viennent me voir parce qu’ils hésitent. Ils enjolivent parfois la réalité des professions « stars ». Peu savent que la magistrature judiciaire, qui en attire beaucoup, n’est pas un métier d’empathie mais de sanctions, ou que les avocats travaillent énormément. S’ils me parlent de droit humanitaire, je leur signale qu’ils doivent se sentir prêts à affronter des situations très dures comme des massacres de masse…», souligne Christine Bertrand, doyen de l’Ecole de droit de l’université d’Auvergne.

De-dra-ma-ti-sez ! 

Gardez en tête que le droit à l'erreur existe ! On peut se rendre compte à l’occasion d’un stage que la réalité du secteur auquel on se destinait ne nous convient pas. Les directeurs d’études compréhensifs sont légion, pour peu qu’on sache argumenter son nouveau choix, c'est-à-dire expliquer son erreur, en tirer des leçons et se montrer d’attaque pour repartir. 

Mais attention à ne délaisser aucune matière. Un pan du droit vous ennuie ? Accrochez-vous. Il peut être crucial pour l’entrée dans un futur diplôme différent de celui que vous aviez envisagé au départ.