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Avocat d'affaires

L’avocat d’affaires assiste le monde de l’entreprise. Il intervient aussi bien en conseil qu’en contentieux. Il exerce fréquemment dans une structure de groupe car cette activité fait appel à des compétences très variées.

Le métier

Les avocats spécialisés en droit des affaires conseillent les entreprises sur les aspects juridiques de leurs activités (commerce, acquisitions, contrats, financements, propriété industrielle, etc.) pour les aider dans leurs choix stratégiques. Il peut également se charger du contentieux et plaider pour défendre ses clients en cas de litiges. 

Missions

Le plus souvent issu de doubles formations, alliant un diplôme d’école de commerce, une formation à l’étranger ou une expérience en entreprise à ses diplômes de droit, l’avocat d’affaires ne doit pas être un simple technicien. Son rôle de conseil le conduit à dépasser son domaine de spécialité pour avoir une approche transversale et stratégique des dossiers, avec l’appui des autres équipes spécialisées de la structure. Mondialisation des échanges oblige, l’activité des avocats d’affaires doit intégrer l’international. La pratique de l’anglais est donc incontournable. 

Rémunération

Cette activité est plus rémunératrice que la pratique du droit de la famille ou du droit pénal : avec 20 % de la population totale des avocats en France, les avocats d’affaires réalisent 80 % du chiffre d’affaires de la profession.
 
Au sein des cabinets d’affaires, la rémunération hors primes d’un avocat débutant est de l’ordre de 3 000 euros brut mensuels. Un avocat collaborateur perçoit un salaire annuel compris entre 65 000 euros et 210 000 euros, hors avantages, selon son expérience et la structure qui l’accueille (les cabinets américains payant mieux), indique la dernicère étude de rémunération du cabinet Robert Walters. Un avocat associé touche quant à lui une rémunération comprise entre 150 000 euros et plus de 500 000 euros annuels hors avantages.
 

Portrait

Régis Pihéry, avocat d’affaires associé à Paris

Etre à l’écoute pour mieux conseiller, mieux défendre Régis Pihéry découvre le droit de la distribution sur les bancs de l’université. Alors qu’il poursuit un Master II Droit des Affaires – DJCE à Rennes, un directeur du cabinet Fidal « avec un sens aigu de la formation », l’initie à cette matière « qui mêle économique et juridique » et pique sa curiosité. L’enseignant le recrute en stage au siège parisien à la fin de son diplôme.

Désireux de vivre un an à l’étranger, Régis Pihéry part dans la foulée suivre un LLM en droit des affaires international à Exeter, en Grande-Bretagne. « Ce diplôme permet vraiment de désinhiber la rédaction et l’expression en anglais juridique », reconnaît-il. De retour en France en 2008, il rejoint la « direction technique » de Fidal, une structure centrale parisienne qui travaille sur la doctrine du cabinet, la veille réglementaire et la formation des équipes hexagonales.  

Pendant deux ans, Régis Pihéry creuse ses sujets de prédilection, le droit de la distribution et de la concurrence, et répond aux questions des différents bureaux … tout en préparant le CAPA.  Il prête serment fin 2010, intègre le barreau des Hauts-de-Seine et devient avocat au sein de la direction de Fidal à La Défense.  L’expertise qu’il forge dans son domaine l’amène à publier dans de nombreuses revues et à enseigner dans plusieurs facultés. Régis Pihéry grimpe les échelons, devient associé et manager chez Fidal en 2015 puis, deux ans plus tard, rejoint le cabinet d’avocats Redlink au pôle distribution, toujours en qualité d’associé. 

 « En tant qu’avocat, j’ai deux activités : le conseil et le contentieux, rappelle-t-il. Dans le premier cas, je travaille sur les réseaux de franchise, les concessions commerciales, les réseaux de distribution sélective. J’aide dans la rédaction des contrats et le développement des réseaux. » Le deuxième volet de son activité le voit intervenir dans des litiges, notamment entre franchiseur et franchisés, ce qui l’amène à plaider. « Ce métier exige bien sûr de la rigueur, de l’organisation, de la pugnacité et une bonne plume. Mais il est fondamental d’être également curieux, à l’écoute du client et très réactif. C’est un point plus important que l’éloquence. »

Régis Pihéry est devenu associé et manager chez Fidal en 2015.
Aujourd’hui, il souhaite « avant tout développer l’activité à l’extérieur et attirer de nouveaux clients, en vue de devenir dans quelques années directeur associé au sein de son cabinet.