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Inspecteur des finances publiques

Expert en fiscalité, l’inspecteur des finances publiques a des fonctions de contrôle et d’encadrement. Ses missions nécessitent un niveau élevé de compétence en matière juridique, fiscale et comptable.

Le métier

L’inspecteur des finances publiques est un expert fiscal. Il vérifie les comptes et déclarations fiscales des particuliers, des entreprises et professions libérales, mais peut également exercer des missions liées au patrimoine, à l’immobilier, etc. Il encadre souvent une équipe spécialisée. C’est un cadre fonctionnaire (de catégorie A), rattaché à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui dépend du ministère de l'Economie et des Finances. Elle est issue de la fusion, en avril 2008, des administrations de la direction générale des Impôts et de la direction générale de la Comptabilité publique (ou Trésor Public). 

Missions

L’inspecteur des finances publiques peut exercer en tant qu’expert au sein d’un service des impôts des particuliers (SIP) ou d’un service des impôts des entreprises (SIE). Il peut également apporter un soutien technique dans un pôle de recouvrement spécialisé (PRS), qui traite des dossiers à fort enjeu ou encore dans un pôle de contrôle et d’expertise, pour le contrôle sur pièces des dossiers de professionnels. Mais il peut aussi être rédacteur, vérificateur auprès de particuliers ou d’entreprises, enquêteur sur le terrain, formateur, spécialiste en informatique, expert en fiscalité immobilière ou diriger une équipe de géomètres du cadastre. 

Interlocuteurs

L’inspecteur des finances publiques est en contact avec les usagers particuliers ou professionnels, les avocats ou les conseils fiscaux des entreprises, les comptables, les centres de gestion agréés.

Possibilités d’évolution

Les inspecteurs des finances publiques peuvent, au cours de leur carrière, changer de spécialisation. Ils peuvent accéder au grade d’inspecteur principal ou divisionnaire, avec des fonctions d’encadrement supérieures.

Rémunération

Un inspecteur des finances publiques titulaire, débutant, perçoit en Ile-de-France une rémunération nette annuelle de 28 252 euros, primes incluses. Ce traitement de première année d’exercice augmente régulièrement.

Accès à la profession

Les candidats doivent être titulaires d’une licence ou un diplôme équivalent. Ces diplômes permettent de se présenter de manière indifférenciée aux concours d’inspecteur des finances publiques, d’inspecteur analyste et d’inspecteur programmeur de système d’exploitation (mais ces deux derniers s’adressent à des profils « informatique »). La formation initiale d’un inspecteur des finances publiques spécialisé « impôts » se décompose en une année de scolarité à l'École nationale des finances publiques, à Clermont-Ferrand ou Noisiel, en région parisienne, et d’un stage pratique de six mois dans sa direction d’affectation. L'inspecteur stagiaire est rémunéré dès son entrée à l'École. Il doit s’engager à servir l'État pendant au minimum huit ans. 

Marché de l’emploi 

Les recrutements ont diminué après la fusion des concours d’inspecteur des impôts et d’inspecteur du Trésor, pour l’accès au grade d’inspecteur des finances publiques. Mais la courbe s’est inversée en 2018, avec 511 places offertes au concours externe (contre 243 l’année précédente). Sans compter 14 places en externe  d'inspecteurs des finances publiques affectés au traitement de l'information en qualité d'analyste.  Les réformes fiscales n’y sont pas étrangères.   
 
La sélection reste importante, avec un taux de réussite très bas. A titre d’exemple, sur les 4022 candidats qui ont passé les épreuves du concours externe d’inspecteur des finances publiques en 2015, seuls 150 ont été admis. 
 
Pour aller plus loin 
 
- Portail des concours et métiers des ministères économiques et financiers
www.economie.gouv.fr/recrutement
- ENFiP - Centre des concours de Lille
E-mail : enfip.ccl@dgfip.finances.gouv.fr
Tél : 0810 873 767 (de 8h30 à 16h30, appel facturé 0,06€/min/appel + prix normal de l'appel)

Portrait 

Isabelle Giraud-Le Pottier, administratrice des finances publiques adjointe à Paris

"Ne pas oublier que nous sommes un service public "
Isabelle Giraud-Le Pottier a toujours exercé en région parisienne, toujours au contact des entreprises. Ces deux constantes mises à part, sa carrière est tout sauf linéaire. Changements de fonctions, de services et promotions ont émaillé un parcours mené sans temps morts entre gestion, contrôle fiscal et législation. 

Isabelle Giraud-Le Pottier se découvre une passion pour la fiscalité, « un droit très vivant, en constante évolution », en suivant un cursus de droit et d’économie. Elle s’imagine d’abord dans le secteur privé, puis se ravise et passe le concours d’inspecteur des impôts, en 1992.  Reçue. Elle suit un an de scolarité rémunérée, puis six mois de stage. Premier poste dans le 8e arrondissement de Paris, dans une des inspections de fiscalité professionnelle  (IFP) récemment créées. Elle est déjà chef d’une petite équipe de contrôleurs. Par le biais des mutations, elle devient vérificatrice dans le quartier du Sentier. « C’est là que j’ai appris à maîtriser les procédures et côtoyé des usagers aux métiers différents parfois atypiques : j’ai même vérifié le dossier d’un torero ! ». Son sens du contact et du service public, sa rigueur et son goût pour l’enquête, la porte.

En 1997, nouvelle mutation, pour la Direction de contrôle fiscal d’Ile-de-France Ouest , où elle se spécialise dans l’immobilier. « On revêt parfois l’habit de Sherlock Holmes quand il s’agit de démonter des fraudes »

En  2001, elle réussit le concours d’inspecteur principal. Isabelle Giraud-Le Pottier intègre la Direction de la législation fiscale, très prisée, qui élabore les textes législatifs et les instructions pour leur mise en œuvre. Elle devient rapidement chef de sa section.

Sept ans plus tard, nouvelle sélection réussie : elle est promue administrateur des finances publiques adjoint (AFIPA). Elle part en Seine-Saint-Denis, où elle enchaîne différents postes à responsabilité en lien avec la fiscalité des entreprises. Apartir de décembre 2014, elle exerce à Bobigny à la tête de la division « missions domaniales » de la direction des finances publiques, plus connue sous le nom de France Domaine (93). Entourée d’une équipe de 20 personnes, elle agit dans comme notaire de l’Etat dans le département et participe à la mise en oeuvre de la politique immobilière de l'Etat. 

À compter du 1er septembre 2018, elle rejoint la Mission Régionale de la Politique Immobilière de l'État, au sein de la Direction régionale des finances publiques de Paris, dont le rôle est notamment d'optimiser le parc immobilier de l'Etat, en liaison avec la Direction de l'Immobilier de l'Etat (DIE) et en appui du Préfet de région, responsable de la stratégie immobilière sur son territoire.