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Inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Les inspecteurs de la DGCCRF sont des experts de la réglementation, de l’enquête et des contrôles de terrain qui veillent à la régulation concurrentielle des marchés et à la protection des consommateurs.

Le métier

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est rattachée au ministère de l’économie et des finances. Elle veille à la régulation concurrentielle des marchés ainsi qu’à la protection des consommateurs. Les inspecteurs de la DGCCRF mettent en œuvre les investigations et les contrôles de terrain qui permettent d’assurer cette mission.
On compte plus de 1700 inspecteurs de la DGCCRF, qui font tous partie de la fonction publique d’état (catégorie A). Ils sont affectés en administration centrale à Paris ou dans les services implantés en département  et en région.

Missions

L’inspecteur de la DGCCRF doit veiller au jeu de la concurrence entre les entreprises dans le respect des règles. Il surveille la qualité et la sécurité des produits et des services.
Il s’assure également du respect de la loyauté des transactions commerciales, de la régularité de l’offre marchande et de la publicité. Dans ce cadre, il recueille des informations sur le terrain. Il peut, par exemple, contrôler les étiquetages dans les rayons des grandes surfaces, surveiller les ventes sur les marchés, vérifier des promotions sur Internet, etc.

L’inspecteur doit également informer les partenaires économiques, participer à l’élaboration et la modification des textes législatifs et réglementaires et animer des réseaux techniques.

Possibilités d’évolution

Il existe 12 échelons pour la carrière d’inspecteur de la CCRF, l’inspecteur peut gravir ces échelons par son ancienneté.

Interlocuteurs

L’inspecteur de la DGCCRF est en contact avec les entreprises (producteurs, fournisseurs de service, distributeurs…) et différents services de l’Etat (préfectures, ministères…).

Possibilités d'évolution

Les inspecteurs de la DGCCRF peuvent évoluer vers des fonctions d’encadrement. Il existe 12 échelons pour leur carrière.

Rémunération

La rémunération brute mensuelle d’un inspecteur à l’issue de sa scolarité est comprise entre 2700 euros et 3100 euros selon les fonctions exercées et le lieu d’affectation.

Accès à la profession

Les inspecteurs sont recrutés en externe par la voie d’un concours qui est soit à dominante juridique et économique, soit à dominante scientifique et technologique.

Les candidats doivent être titulaires au minimum d’un diplôme national de niveau Bac+3, qui peut être délivré par un des États membres de l’Union européenne. Les pères et mères de famille d'au moins trois enfants sont exonérés des conditions de titres ou diplômes.

Les lauréats effectuent un stage de formation professionnelle d’un an à l’École nationale de la CCRF à Montpellier pour la partie théorique et dans les services implantés en département et en région, pour le volet pratique.

Marché de l’emploi

En 2018, 64 postes d’inspecteurs ont été ouverts aux concours externes, répartis entre la dominante juridique et économique (35 postes) et la dominante scientifique et technologique (29 postes).
Un chiffre en léger retrait par rapport à 2017.

Pour aller plus loin

Portail des concours et métiers de la DGCCRF :
http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/La-DGCCRF/ENCCRF/Concours-et-metiers

Portrait

Florian Simonneau, inspecteur principal de la DGCCRF Travailler pour l’intérêt général Le premier contact de cet ingénieur de formation avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), son futur employeur, a lieu à la fin de ses études. Il est en stage au service qualité d’un grand groupe de distribution et assiste à un contrôle. « J’ai vu que cela avait du sens, qu’ils oeuvraient dans l’intérêt général ».

Il démarre sa vie professionnelle au service qualité d’un abattoir mais se lance très vite dans une préparation au concours d’inspecteur de la DGCCRF. Il est reçu, via l’option scientifique, en 2006. Commence alors une année de formation, avec remise à niveau importante en droit.

Son premier poste le mène en administration centrale, au sein du bureau des produits d’origine animale, comme rédacteur chargé de la réglementation et de la mise en œuvre des contrôles en alimentation animale. « Je travaillais sur des textes nationaux et des directives communautaires, portant sur les étiquetages par exemple. Je m’assurais de la diffusion des changements auprès des professionnels, je diligentais des enquêtes dans les départements et me rendais régulièrement à Bruxelles ».

Au bout de cinq ans, il est mis à disposition auprès du Secrétariat général aux affaires européennes, qui dépend du Premier ministre. Il assure pendant douze mois la coordination interministérielle sur les sujets relatifs à l’alimentation, tout en préparant le concours d’inspecteur principal. Il le réussit et repart pour trois mois de formation, axée cette fois sur le management.

Direction Rennes (35) en 2013. Il devient adjoint au chef du service CCRF à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) d’Ille-et-Vilaine. Florian Simonneau encadre alors une dizaine d’agents de contrôle et participe lui-même aux enquêtes de terrain. Elles visent, de manière générale, à déceler des pratiques commerciales trompeuses. « J’intervenais beaucoup sur les produits alimentaires mais j’ai dû élargir mes compétences à d’autres sujets : la sécurité des produits non alimentaires, l’affichage des prix, la vérification des promotions en magasins, ou même le contrôle de salles de sport ! » Curiosité, goût de l’investigation, sont essentiels. Mais il faut aussi « du pragmatisme pour mettre en évidence les faits répréhensibles et de la rigueur pour dresser ensuite les procédures ».

Nouvelle mutation en septembre 2015. Il rentre à Paris, au service national des enquêtes, où il encadre cette fois une trentaine d’agents. Spécialité : les fraudes d’envergure nationale. « Nous intervenons partout sur le territoire, sur des dossiers à fort enjeu, qui font souvent l’actualité. Cela renforce notre sentiment de travailler dans l’intérêt du consommateur. »