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Financer ses études

Les études supérieures ont un coût, même si l'écart est immense entre les universités et les écoles de commerce ou de management. Mais une batterie d'aides est disponible.

Pousser ses études suppose de mettre la main au portefeuille : frais d'inscription, budget livres et fournitures, se doublent, pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents, des charges de la vie quotidienne (logement, alimentation, santé...). C’est particulièrement vrai au niveau master, où des frais de candidature (déplacements, éventuelles épreuves payantes comme le test d'anglais TOEFL...) peuvent s’ajouter.

Mais tous les étudiants ne sont pas à la même enseigne. A l'université, la scolarité coûte moins de 300 euros jusqu’au master 2, bien que certains Bac + 5 tentent d'imposer des frais supplémentaires. Dans le privé, c'est le grand écart : 4000 euros dans telle école, 7000 euros dans une autre plus cotée, et jusqu'à 15000 euros pour un MS ou un MBA !

Les bourses publiques

Plus du tiers des étudiants français bénéficient d’une aide financière directe de l’Etat. Les boursiers sur critères sociaux, en augmentation, représentent 96% des quelque 711 300 étudiants aidés, selon « L’Etat de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France », publié par le ministère éponyme en avril 2017. 

Ces aides sociales sont attribuées en fonction des ressources et charges de la famille. Elles permettent d’avoir un emploi à condition de prouver sa présence aux cours. Elles vont de l’exonération des droits d’inscription  et de la cotisation à la « sécurité sociale étudiante » à l’attribution d’un montant financier qui peut atteindre au maximum 5545 euros par an. A noter : les boursiers sont prioritaires pour l’obtention d’une place en résidence universitaire.

Par ailleurs, il existe des aides d’urgence et des allocations annuelles. Enfin, l'aide au mérite, très rares, remplace les bourses sur critères universitaires de mérite. Actuellement, ce complément d’un montant de 900 € est attribué aux bacheliers mention très bien bénéficiaires d’une bourse sur critères sociaux, au maximum pendant trois ans.

Les étudiants peuvent également bénéficier d’une allocation de logement social (ALS) et de l’aide personnalisée au logement (APL) versées par la Caisse nationale d’allocations familiales. 

A cela s'ajoutent des aides pour partir à l’étranger (aides à la mobilité internationale, bourses Erasmus Plus), ainsi que des services (médecine préventive, action culturelle, pratique sportive, soutien aux projets étudiants, etc). 

Le prêt étudiant 

Afin de faciliter l’accès des étudiants à l’emprunt, un système de prêts bancaires garantis par l’État a été mis en place. C’est un crédit à la consommation pour financer ses études. D’un montant maximal de 15 000 euros, ouvert aux étudiants de moins de 28 ans, boursiers ou non, Il ne requiert aucune caution ou condition de ressources. Les banques partenaires de ce dispositif sont la Société générale, les Banques Populaires, le Crédit Mutuel, le C.I.C. et les Caisses d'épargne du groupe B.P.C.E. 

Les financements des écoles privées

Les établissements supérieurs privés, très onéreux, ont eux aussi développé des formes de soutien financier, mais qui restent limitées. Les écoles peuvent par exemple faciliter l’accès à des prêts à taux réduits et se porter caution.

L’alternance

Ces formules sont assez rares dans les filières juridiques mais elles se développent.  Dans ce cas, l'entreprise d'accueil prend en charge les frais de scolarité et rémunère l'étudiant jusqu'à 78% du SMIC. Attention : l'apprenti prend alors le statut de salarié, ce qui lui fait perdre tout droit aux bourses du CROUS. Un projet de transformation de l’apprentissage a démarré début 2018. 

Les jobs étudiants

Les jobs étudiants ont l’avantage de confronter le jeune au monde de l’entreprise, lui donnant une maturité que les directeurs d’études et recruteurs apprécient. Mais attention à maintenir la priorité des études. Plus d’un tiers des étudiants qui ont une activité rémunérée l’exercent à temps plein et plus de 20% des étudiants qui travaillent effectuent au moins mi-temps, une partie de l’année ou plus, selon l'enquête nationale «conditions de vie des étudiant-e-s 2016»  menée par l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Et c'est parmi eux que l'on trouve le plus d'abandons en cours de cursus.

Pour les doctorants

Le « contrat doctoral » est ouvert aux doctorants en première année de thèse. Rémunération minimale : environ 1700 euros bruts mensuels pour une activité de recherche seule et 2000 euros bruts mensuels en cas d'activités complémentaires. Bonne nouvelle pour les vocations tardives : la limite d’âge a été abrogée.

Les « conventions Industrielles de Formation par la Recherche », ou convention CIFRE, permettent d'associer à un projet de recherche un étudiant  titulaire d'un diplôme récent de grade master et inscrit en formation doctorale, une entreprise (de droit français) et un laboratoire de recherche. Pendant trois ans, le doctorant travaille en alternance dans l’entreprise et sur sa thèse. Il signe avec l’employeur un contrat de travail en CDI ou CDD et est rémunéré au minimum 23 500 euros bruts par an.

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