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L’expérience internationale, une valeur sûre

Partir à l’étranger pour étudier, faire un stage ou perfectionner son niveau de langue est toujours utile. On en revient plus mûr, plus ouvert d’esprit. C’est aussi un précieux complément pour enrichir son CV.

Partir : oui, mais où ?

  • Dans un pays anglophone pour parler couramment l’anglais et, si possible, y décrocher un diplôme (le must pour les juristes : un Master of Law, ou LL.M). On choisit le Royaume-Uni ou les Etats-Unis pour le prestige des universités locales. 
  • Dans un pays ayant d’importants réseaux d’affaires avec la France (Allemagne, Russie, Chine…).
  • Dans un autre pays dont la langue est très usitée (l’arabe, l’espagnol…) 
  • Dans un pays « de niche » (Finlande, Suède et autres pays nordiques par exemple) à condition de savoir mettre en avant ces connaissances peu communes. 

Partir … pourquoi ? 

  • Parler couramment une autre langue, au quotidien et dans un contexte professionnel précis. Evitez de rester entre Français ! 
  • Booster son CV : La mobilité est un bon point pour les recruteurs. Ils vous regarderont d’un œil plus intéressé, car un long séjour est une marque d’ouverture d’esprit. Certains programmes d’échange, comme Erasmus, bénéficient de préjugés favorables. Idéalement, partez un semestre avec ce programme dès la licence 3. Mais attention : dix mois passés sur la plage ou au pub, avec au retour des notes médiocres, se remarque vite… 
  • Ouvrir ses horizons juridiques : appréhender le droit différemment, envisager une matière sous un autre angle, prendre du recul par rapport à ce que l’on sait déjà. 
  • Se découvrir : on s’enrichit au contact des autres cultures et des autres modes d’enseignement, parfois très différents des normes hexagonales. «  Un an à l’étranger, ça transforme », confirme Clémentine, 21 ans, qui vient de passer 12 mois en Angleterre dans le cadre de son M1 de droit des affaires.
  • Mieux revenir : plus d’un indécis sur son avenir y voit plus clair après un an hors des frontières. « Je me souviens d’une étudiante qui se sentait vraiment perdue sur la suite à donner à son cursus, raconte Christine Bertrand, doyen de l’Ecole de droit de l’université d’Auvergne. Selon moi, elle avait besoin d’un aiguillon. Mais je voyais qu'elle n’était pas très téméraire. Je lui ai conseillé de partir en échange avec Erasmus, qui donne un cadre, et je l’ai dirigé vers une université de République Tchèque, où je sais que les étudiants sont chouchoutés. »
  • Décrocher un diplôme prestigieux : pour ceux qui le peuvent, les Master of Law (LL.M) anglo-saxons sont des accélérateurs de carrière dans les cabinets d’avocats anglo-saxons et les grands groupes internationaux. Certains décrochent même un titre d’avocat à l’étranger. L’examen du barreau de New York est très en vogue.  

Partir… comment ? 

Contrairement aux idées reçues, il est assez simple de partir à l’étranger. Dans le cadre d’échanges, la sélection opérée par les universités d’accueil varie selon les destinations et leur succès. Les plus chanceux ou les plus débrouillards pourront même obtenir des aides financières. Le site du ministère des Affaires étrangères (AJOUTER UN LIEN VERS  http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/vivre-a-l-etranger/preparer-votre-depart-a-l-etranger/bien-preparer-son-depart/etudes-superieures/) en recense un grand nombre et donne de nombreuses informations généralistes aux étudiants, notamment sur la reconnaissance des diplômes obtenus hors des frontières.
  • Dans le cadre d’Erasmus (devenu Erasmus+), le programme d'échanges universitaires de l’Union Européenne lancé il y a plus de 25 ans. Avec Erasmus+, les étudiants peuvent effectuer une partie de leurs études dans un autre établissement européen ou un stage homologué en entreprise. 
  • Dans le cadre d’Erasmus Mundus : depuis 2004, cette extension du programme d’origine propose des bourses aux étudiants de l’UE pour partir en mobilité dans des pays non-européens. A vous le vaste monde ! 
  • Pour obtenir un master européen, de manière indépendante : Le portail de masters en Europe, qui recense plus de 14 000 Bac + 5 dans l’UE, peut vous aiguiller. 
  • Pour décrocher un Master of Laws (LL.M) dans le monde : les étudiants anglophones peuvent consulter le guide des LL.M.
  • De manière indépendante, au Canada : Voir le site de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec. Il existe un cursus intégré pour la mobilité des étudiants via l’Agence universitaire de la francophonie.
  • De manière indépendante, aux Etats-Unis : Plusieurs pistes existent. 
  • Dans le cadre du service civique, pour les moins de 26 ans, ou d’autres formes de volontariat.

Le conseil en plus :

Une année à l’étranger se prépare au moins un an avant le début des cours hors Hexagone !