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S'orienter en droit

Le juriste en cabinet est chargé de prévenir et de défendre les intérêts des clients du cabinet. Il occupe à ce titre la même place qu’un avocat collaborateur. Seule différence : il n’est pas autorisé à plaider.


Le métier

Le juriste exerçant au sein d’un cabinet d’avocats est chargé de traiter des problèmes juridiques posés par les clients du cabinet. Son rôle peut consister non seulement à prévoir et prévenir mais aussi à « réparer » les erreurs, notamment en s’occupant des actes de procédures.

 

Interlocuteurs

Au sein du cabinet, le juriste occupe la même place qu’un avocat collaborateur. Il est en relation avec les associés, les avocats collaborateurs et les assistantes juridiques. Sous la supervision d’un ou plusieurs avocats, il peut également être en contact avec les clients du cabinet.

 

Hiérarchie

Le juriste en cabinet dépend des avocats collaborateurs ou, directement, des avocats associés du cabinet.

 

Possibilités d’évolution

Deux opportunités de carrières peuvent s’offrir : certains se dirigent vers le monde de l’entreprise et intègrent une direction juridique ; d’autres optent pour le métier d’avocat en bénéficiant de la passerelle entre ces deux professions. En effet, depuis 2005, ils peuvent prêter serment comme avocat s’ils justifient de huit années d’expérience professionnelle au sein d’un ou plusieurs cabinets d’avocats après l’obtention de leur diplôme de Master 1.


Accès à la profession

Pour accéder à la profession, il suffit d’être titulaire d’un Master 1 en droit et non du CAPA comme les avocats. Cependant, dans la plupart des cas, les recruteurs préfèrent les candidats qui ont suivi une année supplémentaire de spécialisation leur ayant permis d’acquérir des compétences pointues. La connaissance d’une deuxième langue (en général, l’anglais) est de plus en plus exigée, surtout en cas de pratique du droit européen ou du droit international.

 

Lectures utiles

 

DCDC

Le Lamy social Lamy droit du contrat

Portrait


Munhoven-JuristeCabinetAvocat-2012Carine MUNHOVEN, avocate, ancienne juriste en droit des affaires, à Rouen

«De la rigueur et du recul»

« Travailler en droit des affaires est venu comme une évidence », lance Carine Munhoven. Mais cette fille de chef d’entreprise fera plusieurs tentatives avant de trouver la bonne profession juridique.  Dans le cadre d’un DUT « carrières juridiques », elle effectue tout d’abord un stage dans un office d’avoués à Rouen. Doublement instructif : « J’ai découvert le volet droit de la famille et cela m’a permis de vérifier que je ne voulais pas suivre cette voie !». Elle décide alors de continuer l’université et obtient, à Amiens, en 1999 un DESS de droit des affaires. Grâce à son réseau, elle entre en stage chez un transporteur maritime du Havre, qui l’embauche dans la foulée comme juriste d’entreprise. Même leçon : « La profession m’a semblée trop administrative. » Très curieuse, Carine Munhoven s’engage en parallèle dans un diplôme universitaire d’assurances à la faculté de droit de Rouen. Par ce biais, elle entre chez son troisième employeur, le courtier spécialisé Gras-Savoye. Elle part pour la région parisienne s’occuper de contentieux liés aux sinistres corporels et matériels. C’est là que Fidal la contacte. En 2001, elle entre dans le cabinet d’avocats comme juriste en droit des affaires à Elbeuf, en Normandie. Elle rejoint par la suite le bureau de Rouen Rive Gauche. « Petit à petit, j’ai constitué ma propre clientèle et travaillé sur des dossiers de plus en plus techniques, qui peuvent concerner une usine de 300 salariés comme la reprise d’une boulangerie de quartier !» En tant que juriste, elle n’a jamais ressenti de différence de statut avec ses collègues avocats. « Nous travaillions en équipe. Je collaborais fréquemment avec des fiscalistes ou des spécialistes du droit social. Notre activité de conseil exige beaucoup de rigueur, d’écoute et de recul, pour prendre le temps de réfléchir même quand les clients nous pressent », reprend-elle. Carine Munhoven exerce ensuite à la direction régionale du cabinet, à Rouen, avec une seconde compétence : les activités non marchandes (fondations, associations), un domaine en plein essor.  Forte de cette longue expérience, elle décide de faire jouer la passerelle légale lui permettant de devenir avocat. Elle reçoit un avis favorable du Conseil de l’ordre, passe un oral de déontologie et finit par prêter serment en juin 2014. Carine Munhoven exerce donc désormais comme avocat en droit des sociétés, au sein du cabinet où elle était entrée comme juriste.



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