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S'orienter en droit

L’éditeur juridique a des missions très variées, qui vont du management à la rédaction, en passant par la finance et le marketing.

 

Le métier

L’éditeur juridique est chargé de présenter l’information juridique aux lecteurs et de la transformer de manière à ce qu’elle devienne, pour eux, un outil efficace de travail. Traditionnellement, il publie des ouvrages mais, de plus en plus, son activité s’étend aux périodiques, lettres d’information ainsi qu’aux sites Internet et cd-rom. Enfin, beaucoup d’éditeurs ont aujourd’hui des activités de presse, ce qui leur donne le statut de journaliste.


Profil et missions

L’éditeur juridique doit assurer les mises à jour des publications dont il a la charge, ce qui suppose, au quotidien, une veille juridique intense. Il doit bien connaître les lecteurs et leurs préoccupations. Il détermine quel sera le plan et la ligne éditoriale des ouvrages, dont il confie la rédaction à des auteurs. Vient ensuite la phase de réception et de traitement des manuscrits : relecture et réécriture, jusqu’à l’obtention du « bon à tirer ». L’éditeur fait également le lien physique entre les acteurs de son domaine et les lecteurs, en organisant des manifestations et des colloques. Il vérifie, enfin, qu’une communication suffisante est faite sur les ouvrages.

 

Pré-requis

Il n'existe aucune formation spécifique pour travailler dans l'édition juridique. Le métier s’apprend avec la pratique. Les maisons d’édition recrutent des titulaires d’un troisième cycle et des doctorants. Il est vivement recommandé d’accomplir des stages pour s’introduire dans le milieu.


Interlocuteurs

Auteurs et journalistes, professionnels du droit, prestataires (informaticiens, imprimeur, maquettiste).

 

Rémunération

Du début à la fin de leur carrière, les éditeurs juridiques gagnent de 1 800 euros à environ 5000 euros nets par mois.


Marché de l’emploi

Depuis dix ans, le secteur de l’édition juridique croît de 5 % chaque année. Ce marché offre donc des perspectives d’embauche, mais assez limitées. 

Possibilités d’évolution

Les possibilités d’évolution en interne sont souvent limitées. En revanche, les contacts constants avec les professionnels du droit favorisent les passerelles avec le monde de l’entreprise.

 

Portrait

 

Photo_GMV_V1Grégoire MAINÇON-VITRAC, directeur d’un département éditorial, Rueil-Malmaison

« Un métier riche et complexe»

Grégoire Mainçon-Vitrac, directeur du département Droit public & Associations chez Wolters Kluwer France et rédacteur en chef de La Revue Lamy des Collectivités territoriales, est à la fois un « juriste à 100% » et un passionné de nouvelles technologies. Titulaire d’un 3e cycle en droit public des affaires, l’étudiant, qui veut se confronter au monde du travail, multiplie les expériences professionnelles pendant son cursus. En 1995, ses études terminées, il entre à la cour d’Appel de Versailles comme assistant de justice. Neuf mois plus tard, le jeune homme décroche un poste chez ORT, un spécialiste des contenus numériques concessionnaire des bases de données juridiques françaises, l’ancêtre de Légifrance. Il part ensuite développer des produits numériques au JurisClasseur (devenu LexisNexis). Il y évolue vite, devient responsable de base de données dans le secteur public. « J’étais le trait d’union entre la technique et le fond, résume-t-il. Mais je voulais passer du support au contenu et je suis devenu éditeur ». Là encore, il gravit les échelons et prend en charge une gamme d’encyclopédies pratiques (Litec). La presse le tente. Il devient rédacteur en chef de « La Semaine Juridique - Administrations et Collectivités Territoriales ». Enfin, il est débauché en janvier 2009 par le groupe Wolters Kluwer France, à son double poste actuel. « J’ai voulu garder un pied dans la presse et continuer à gérer du contenu. C’est un parcours assez atypique ». La variété de ses missions l’enthousiasme. « Un bon éditeur doit anticiper, savoir quels thèmes feront l’actualité et trouver à l’avance les auteurs qui pourront en parler. Il faut dénicher les talents, les coordonner, les suivre... Cela exige un très bon relationnel et de la diplomatie pour gérer des auteurs aux profils variés : magistrats, universitaires, avocats, responsables territoriaux et autres contributeurs éminents. L’éditeur doit savoir rester dans l’ombre, être au service de ses auteurs, mais sans oublier les objectifs éditoriaux. »   La fonction exige également de négocier des droits d’auteurs, de gérer avec rigueur les plannings de parution, de bien connaître son marché pour décliner le bon produit au bon moment et de participer à la promotion. « Tout ceci dans un univers en pleine mutation technologique, ce qui n’est pas simple ! ».

 

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